FAQ

Les raisons et les objectifs du projet

Pourquoi changer un réseau qui fonctionne ? Pourquoi changer les habitudes ?

La structure du réseau de bus actuel n’a presque pas changé depuis 1951. Or, depuis 70 ans, le paysage démographique et économique parisien a beaucoup évolué : les lieux de vie et de travail ne sont plus les mêmes. Ils se sont progressivement écartés du centre et se sont développés dans les quartiers périphériques. C’est pourquoi, il est aujourd’hui nécessaire de construire un réseau répondant mieux aux réalités et aux besoins des usagers d’aujourd’hui.
Le projet va apporter des réponses aux évolutions de l’ensemble des transports en commun (y compris du métro, du RER et du Grand Paris Express). Il va permettre de nouvelles correspondances entre les lignes de surface mais aussi souterraines.
Par ailleurs, il s’agit d’une évolution d’ampleur, mais pas d’une révolution : la moitié des lignes de bus serait modifiée.

En travaillant sur le réseau parisien, n’est-ce pas l’ensemble du réseau francilien qui risque d’être affecté ?

Il ne s’agit pas de révolutionner tout le réseau de transport parisien, mais de le simplifier et de l’améliorer. L’ensemble du réseau francilien ne sera donc pas affecté.
Pour autant, la restructuration du réseau de bus parisien s’inscrit dans le plan régional du Grand Paris des Bus. Ce plan répond à des objectifs communs : restructurer des lignes dans Paris ou en banlieue en lien avec de nouvelles infrastructures, renforcer l’offre de service et l’accessibilité des bus pour tous les publics, favoriser la transition énergétique, développer les services en soirée et la nuit, etc…

Pourquoi rééquilibrer le réseau vers les portes de Paris alors que tous les grands investissements de transports favorisent déjà les banlieues (les tramways, le Grand Paris Express, le RER…) ?

Après 1945, le réseau de bus a notamment été conçu de manière complémentaire au métro parisien. Depuis, le métro s’est modernisé et étendu, le RER a été créé ainsi que la ligne 14, puis prochainement le Grand Paris Express.
À l’exception de quelques adaptations, l’ensemble de la structure du réseau de bus, lui, n’a pas évolué. Aujourd’hui, les usages ont changé et les arrondissements périphériques comptent beaucoup plus d’habitants. Il est donc nécessaire de déconcentrer et de retisser le réseau de bus actuel vers ces arrondissements, sans créer de nouvelles disparités entre le centre et la périphérie.

La réflexion sur ce nouveau réseau est-elle l’occasion d’accélérer la transition écologique en s’équipant de nouveaux bus électriques ou au biogaz ?

Le STIF a déjà entamé la transition énergétique du parc bus, depuis sa décision prise en décembre 2013. On peut citer deux exemples : la ligne 341 devient la 1ère ligne de bus entièrement exploitée en bus électriques ; le centre bus de Créteil est déjà équipé pour le remisage de bus au biogaz. La transition énergétique est une priorité du STIF et le projet de Grand Paris des Bus dans son ensemble est bien l’occasion de l’accélérer, conjointement avec le le plan Bus 2025 de la RATP.

Avez-vous des exemples de restructuration d’une telle ampleur d’un réseau existant ?

Récemment, des villes comme Lyon ou Barcelone ont connu des restructurations de leur réseau de bus d’une envergure similaire à celle envisagée à Paris. Ce sont des exemples dont le STIF, la Ville de Paris et la RATP ont tenu compte pour élaborer la modification du réseau parisien.
En Île-de-France, de nombreuses restructurations de réseaux de bus se sont déroulées très récemment, notamment en accompagnement des nouvelles lignes de tramways, sous le pilotage du STIF et avec les opérateurs de transport comme la RATP.
Lors de la mise en service du Noctilien, l’intégralité du réseau de bus de nuit avait été modifiée, lors de la nuit du 20 au 21 septembre 2005.

La circulation et les itinéraires

Ne vaut-il pas mieux résoudre les problèmes de circulation du réseau existant plutôt que de réfléchir à un nouveau réseau ?

Des aménagements de voirie devront accompagner la mise en place du nouveau réseau de bus parisien pour fluidifier la circulation : réalisation de couloirs de bus, mais aussi réaménagement de certains carrefours, instauration de priorités aux feux, mise en accessibilité des trottoirs aux futurs arrêts, relocalisation de terminus, définition des zones de livraison afin qu’elle ne gênent pas la circulation des bus…  La RATP a déjà recensé un ensemble d’aménagements nécessaires au bon fonctionnement du nouveau réseau.
La Ville de Paris est l’autorité gestionnaire de la voirie, et le respect des aménagements (pouvoir de police) est assuré par la Préfecture de Police. C’est la Ville qui programmera et réalisera ces aménagements.
Un protocole est en cours d’élaboration entre le STIF, la Ville de Paris, la RATP et la Préfecture de Police afin de programmer ces aménagements et engager tous les partenaires vers des actions permettant de limiter les difficultés de circulation et de mieux faire respecter les réglementations.

Le projet prévoit-il des priorités de circulation pour les bus et un meilleur respect des couloirs de bus ?

Aujourd’hui, la priorité des bus aux feux tricolores est déjà mise en place sur quelques lignes. Un travail est en cours d’élaboration entre la Ville de Paris, le STIF, la RATP et la Préfecture de Police pour développer ce système et en assurer une bonne maintenance. De même, ce protocole veillera à ce que les couloirs de bus soient mieux respectés : recours à la vidéo-surveillance, verbalisation des stationnements irréguliers, respect des horaires et lieux de livraison…

Quels sont les principaux aménagements de voiries nécessaires pour permettre ce nouveau réseau de bus ?

Les aménagements les plus importants concerneront les terminus et les arrêts, les couloirs de bus éventuels, les places de livraison et les places de stationnement pour les autocars de tourisme.
Par exemple, un couloir de bus sera créé avenue du général Leclerc. De même, rue de Belleville, suite à la mise en place des nouvelles dessertes, des aménagements seront effectués pour résoudre les difficultés de circulation.

Quels sont les critères qui justifient la suppression d’une desserte en bus ou la création d’une nouvelle ?

La RATP effectue annuellement et mensuellement des comptages du nombre de voyageurs montants et descendants dans chaque bus. Cela permet de connaître le taux de fréquentation de chaque bus et de chaque ligne. Par exemple, rue de Rivoli, la plupart des bus ne sont remplis qu’à environ 20 % de leur capacité. A contrario, les besoins sont aujourd’hui importants dans les arrondissements périphériques, où des fréquentations sont parfois très importantes. Cela montre que l’offre ne correspond pas partout de manière optimale aux besoins, justifiant l’adaptation des dessertes ou le renfort de lignes existantes.
Les choix sont également effectués en fonction de contraintes techniques. En raison de leur envergure, les bus ne peuvent pas emprunter ou s’arrêter dans toutes les rues, parfois trop étroites ou inadaptées. Enfin, la moitié des lignes ne subirait aucune modification d’itinéraire : ce sont soit des lignes dont l’exploitation fonctionne bien, soit des lignes qui sont les seules à emprunter un itinéraire.

Quel sera l’impact du nouveau réseau sur les autres circulations : automobile, piétonne et vélo dans Paris ?

Pour ce qui concerne les vélos, c’est la Ville de Paris en lien avec la Préfecture qui détermine quels sont les couloirs bus empruntables ou non par les vélos. Lorsque des couloirs bus de largeur suffisante sont créés, ils sont ouverts aux vélos. Le sujet sera traité en détail dans le cadre du Plan vélo en cours de déploiement par la Ville de Paris qui prévoit la création de couloirs bus dans certaines voies, indépendamment de la restructuration du réseau bus.
Par ailleurs, lorsque de nouveaux aménagements d’importance seront envisagés, la Ville de Paris organisera des concertations locales afin de déterminer avec les usagers et riverains quels en seront les impacts précis pour toutes les circulations et comment traiter ces impacts.

Le bus et les usagers

Le bus est très utilisé par les publics les plus âgés, les familles et les personnes à mobilité réduite, comment allez-vous les traiter ?

La restructuration du réseau bus est pensée afin de constituer une amélioration de l’offre pour tous, et notamment pour les publics les plus fragiles.
Les évolutions d’itinéraires ou créations de ligne effectuées lors de ces dernières années en banlieue parisienne autour des tramways ont montré qu’avec une information adaptée, les changements n’ont pas déstabilisé les usagers.
Un travail important de sensibilisation sera effectué pour chaque ligne et chaque arrondissement afin de préparer au mieux les modifications des déplacements.
Seuls environ 10% des origines-destinations (les déplacements) connaîtront une modification, qui dans de rares cas, nécessiteront le besoin de réaliser une correspondance entre lignes de bus (estimation qu’environ 3% des voyages nécessiteront des correspondances supplémentaires dans le projet de nouveau réseau).

Le projet prévoit-il d’augmenter la fréquence et les horaires des bus, notamment le week-end ; le Noctilien est-il concerné ?

La nouvelle structure du réseau, plus simple et plus lisible, devrait permettre de faire évoluer l’offre de service et donc les fréquences. L’intention du STIF, de la Ville de Paris et de la RATP est d’améliorer la fréquence de passage des bus et de l’adapter à tous les usages.
Quant au réseau Noctilien, il n’est pas concerné par ce projet de réorganisation des itinéraires, mais fera l’objet de propositions d’évolutions dans le cadre du « Grand Paris des Bus ».

Les numéros des lignes vont-ils changer ?

La numérotation générale des lignes ne changera pas. Il est possible que certaines lignes avec un nouveau terminus changent de numéro, mais cela ne sera pas systématique et étudié au cas par cas.
Historiquement, la numérotation des lignes dépend de leurs deux terminus. Les dizaines indiquent les origines des lignes, au cœur de Paris. Les unités indiquent les destinations des lignes, aux portes de Paris. Par exemple, la ligne 38 relie la Gare du Nord (3) à Porte d’Orléans (8). Les numéros 1 à 19 sont quant à eux réservés au métro.

Les arrêts de bus actuels ont parfois des défauts : manque d’information, difficulté à trouver les correspondances dans les grandes places ou les gares routières… Comment allez-vous traiter ces questions ?

L’aménagement des arrêts est de la compétence de la Ville de Paris. Ils sont implantés en coordination avec la RATP. Les abris pour voyageurs ont été renouvelés depuis 2014 et accueillent à présent de nouveaux services : temps d’attente visible sur les mâts, prises de recharge USB, écrans tactiles pouvant donner des informations localisées à certains arrêts, etc. Il s’agit ainsi de généraliser l’information numérique dans les stations.
Par ailleurs, la carte du réseau devrait être simplifiée, et donc plus confortable à lire.
Un travail partenarial sur la signalétique sera engagé sur les lieux de nouvelles correspondances bus / bus afin de faciliter le parcours voyageur.

Les bus iront-ils plus vite grâce aux aménagements et à la réorganisation du réseau ?

Du fait de leurs arrêts fréquents, la vitesse des bus ne peut pas augmenter de façon significative. Cependant, la régularité et leur attractivité passent par une amélioration de la vitesse induite par de nouveaux aménagements de voirie et par le respect de ceux existants, comme par exemple le respect du règlement parisien des livraisons.

Des arrêts de bus vont-ils êtres supprimés ?

En l’état actuel des études, moins de 10 points d’arrêts seraient supprimés, du fait de modifications d’itinéraires.
En parallèle, entre 30 et 40 nouveaux points d’arrêts seraient créés sur des parcours nouveaux de lignes de bus, dans des voiries à ce jour non encore desservies par le réseau de bus.

Envisagez-vous d’équiper certaines lignes de bus articulés de 18m ?

Dans le cadre de la restructuration du réseau bus parisien, le nouveau schéma du réseau prévoit un équipement en matériel plus capacitaire de certaines lignes très structurantes, comme la ligne 38. Cette évolution est cependant conditionnée par la possibilité de trouver de l’espace dans les centres bus afin d’assurer leur maintenance et remisage (garage la nuit). Les dépôts bus compatibles avec du matériel bus articulé et proche de Paris sont déjà très remplis. Un travail est en cours avec la Ville et la RATP afin de chercher de nouveaux sites de remisage.

La concertation

Quelles sont les composantes du projet qui sont encore modifiables ? A quoi sert la concertation ?

La concertation est indispensable pour recueillir vos idées et remarques, qui seront examinées et pourront être intégrées au projet en fonction de leur faisabilité. Les avis seront particulièrement utiles concernant :

  • en premier lieu, l’expression de vos besoins de desserte (se rendre à tel ou tel équipement ou établissement…).
  • la définition des nouveaux itinéraires, la localisation des arrêts, la configuration des terminus…
  • les aménagements de voirie nécessaires pour une bonne efficacité du réseau.

Cependant, les principes généraux de la réorganisation du réseau (rééquilibrage du réseau, augmentation de la couverture spatiale vers les quartiers moins bien desservis…) et le tracé de certaines lignes structurantes ne pourront pas être modifiés.

Quelles sont les prochaines étapes pour décider le tracé exact du nouveau réseau, qui prendra les décisions finales ?

La concertation est indispensable pour recueillir vos idées et remarques, qui seront examinées et pourront être intégrées au projet en fonction de leur faisabilité. Les avis seront particulièrement utiles concernant :
en premier lieu, l’expression de vos besoins de desserte (se rendre à tel ou tel équipement ou établissement…).
la définition des nouveaux itinéraires, la localisation des arrêts, la configuration des terminus…
les aménagements de voirie nécessaires pour une bonne efficacité du réseau.
Cependant, les principes généraux de la réorganisation du réseau (rééquilibrage du réseau, augmentation de la couverture spatiale vers les quartiers moins bien desservis…) et le tracé de certaines lignes structurantes ne pourront pas être modifiés.

Qui sont les porteurs de ce projet ? Les communes limitrophes de Paris sont-elles consultées ?

Le STIF et la Ville de Paris portent la concertation. Les arrondissements et les collectivités locales limitrophes de Paris participent à la concertation pendant le projet et seront consultées. Après une phase d’échanges avec la Ville de Paris et la RATP, le STIF, en tant qu’autorité compétente, décide ensuite en Conseil d’administration.

La mise en service

Quelles seront les conséquences de ce projet sur l’emploi des conducteurs de bus ?

La restructuration du réseau parisien suppose une amélioration du service. Il représente donc, dans l’absolu, une opportunité de renforcer le nombre de conducteurs sur le réseau parisien.
Dans l’exercice au quotidien de leur travail, certains agents pourraient voir leurs conditions de travail évoluer (horaires, centre bus de destination…). Un accompagnement spécifique et un dialogue continu avec les représentants du personnel est prévu.

Qu’est-il prévu pour trouver des lieux de remisage des bus si le nombre de bus augmente ?

À terme, la restructuration du réseau de bus si elle est accompagnée d’un renfort de l’ensemble des lignes du réseau entraînera le besoin d’un nouveau centre bus pour le remisage d’environ 100 à 200 bus. En effet, les centres bus en petite couronne sont déjà saturés. Ce centre ne sera pas créé avant 2018.
Pour assurer la transition, le STIF, la RATP et la Ville de Paris identifieront des parkings ponctuels de remisage de bus provisoires.

Quelle information est prévue le jour du changement du réseau pour rassurer et orienter les usagers ?

Une information générale sera mise en place en amont de la mise en service de la restructuration. De plus, une information spécifique sera dispensée à bord des lignes de bus et au niveau des points d’arrêts directement impactés par les changements.

Quand le nouveau réseau sera-t-il mis en service ?

Afin de ne pas compliquer les trajets des voyageurs par des évolutions successives d’itinéraires, toutes les lignes du nouveau réseau seront déployées simultanément.

En combien de temps le nouveau réseau sera-t-il mis en service ?

Afin de ne pas compliquer les trajets des voyageurs par des évolutions successives d’itinéraires, le nouveau réseau sera déployé simultanément, le même jour.

Retour haut de page
Grand Paris des Bus

Grand Paris des Bus