Histoire du réseau parisien

1828-1938 : des omnibus et tramways aux autobus

À partir de 1828, sous l’impulsion de Stanislas Baudry, qui avait lancé avec succès une ligne d’omnibus dans sa ville natale de Nantes, se développe un véritable réseau de transport en commun de surface parisien, avec la mise en place de lignes d’omnibus à itinéraire fixe et heures régulières. En 1830, dix compagnies exploitaient une quarantaine de lignes avec une centaine de voitures. Face à ce succès, la Compagnie Générale des Omnibus fut créée en 1855, afin d’assurer un transport au plus bas prix et ne pas limiter la desserte aux quartiers centraux.

En 1873, fut déclarer d’utilité publique l’établissement d’un réseau de voies ferrées desservies par des chevaux dans Paris et sa banlieue. C’est la naissance du tramway.

Alors que la concurrence bat son plein entre les omnibus à chevaux et les tramways, un nouveau mode entre en service et modifie considérablement le monde des transports de surface : l’autobus, en 1906.

Le 1er janvier 1921, les transports de surface furent réunis sous une seule autorité : la STCRP (Société des Transports en Commun de la Région Parisienne). La question de la suppression des tramways dans Paris et leur remplacement par des autobus commença à être évoquée. En 1929, face à la concurrence du métro, elle décida de doter tous ses autobus de pneumatiques en remplacement des bandages, progrès considérable qui rendit ainsi les véhicules plus confortables.
C’est à cette époque que se développa l’attaque décisive contre le tramway. Ce mode de transport était décrété archaïque et gênant pour les automobilistes parisiens. La suppression des tramways débuta en 1930 pour s’achever en banlieue en 1938.

 

1945-1951 : le réseau de bus parisien dessine ses contours actuels

Le réseau de bus parisien a été conçu dans l’après-guerre, de 1945 à 1951, pour remplacer l’ancien réseau de tramway, dont la circulation s’était arrêtée en 1938.

Le réseau de bus a été pensé comme complémentaire du plan métro de 1948, afin de desservir les quartiers non couverts par le réseau souterrain, mais aussi en « superposition » du métro sur les axes majeurs, afin de permettre aux usagers qui ne prenaient pas le métro de rallier les pôles principaux.

La numérotation des lignes parisiennes reflète d’ailleurs cette conception commune.
Ainsi, les numéros 1 à 19 étaient réservés aux lignes de métro, et les lignes 20 à 99 aux lignes de bus parisien. Pour les lignes qui desservent la banlieue, la numérotation passe à trois chiffres.
Les numéros des lignes de bus parisiennes ne sont pas choisis au hasard, ni attribués, comme pour le tramway par exemple, au fil des mises en service successives : ils dépendent directement de l’itinéraire du bus. Le chiffre des dizaines indique l’origine des lignes dans Paris, et le chiffre des unités indique la destination aux portes de Paris. Par exemple, la ligne 38 relie la Gare du Nord (3) à la Porte d’Orléans (8).

Carte du réseau
Le réseau de bus parisien en 1951

 

Carte du réseau historique
Les numéros d’origine (en bleu) et de destination (en rouge), chacun dans le sens des aiguilles d’une montre, correspondent à des zones géographiques

 

Un réseau presque inchangé depuis plus de 70 ans

L’organisation du réseau de bus parisien obéit depuis les années 1950 à trois principes :

  • Une structure organisée autour de 5 pôles majeurs : Châtelet et les grandes gares.
  • Une structure desservie par des « troncs communs », c’est-à-dire des axes majeurs de circulation empruntés par plusieurs lignes simultanément, dans la zone centrale de la capitale.
  • Des lignes de banlieue qui prolongent les lignes de métro et qui s’arrêtent donc aux portes de Paris, et inversement : des lignes parisiennes qui s’arrêtent aux portes, dans de grandes gares gares routières.

Depuis 2005, l’offre de bus a fortement augmenté dans Paris, avec notamment par une hausse du nombre de bus circulant en heure de pointe comme en heures creuses, une extension des horaires de service, et la création de services de soirée et de week-end qui ont petit à petit pris de l’importance, en accompagnement de l’évolution des modes de vie. Cependant, depuis les années 1950, la structure du réseau n’a que très peu évolué : le nombre de lignes est resté presque constant, seules quelques prolongements ou légères modifications d’itinéraire ont eu lieu.

Pourtant, en parallèle, la démographie parisienne a évolué : c’est ce qui explique le besoin de réorganisation du réseau.

 

Carte du réseau
Un réseau organisé autour de 5 pôles majeurs

 

Carte du réseau
Un réseau desservi par des axes majeurs de circulation empruntés par plusieurs lignes simultanément

 

 

Retour haut de page
Grand Paris des Bus

Grand Paris des Bus